Une mise en place classique
En cette belle année 1641, l’explorateur Werner de Hoock décide de remonter l’Amazone pour consigner ses informations avant de rentrer en Europe.

Il prend connaissance de l’existence d’un Yuraq Runa, l’Inca Blanc. Ce dernier des Incas a les yeux couleurs de ciel d’été. De Hoock se porte à sa rencontre. Centenaire, aveugle et sage, l’Inca Blanc se raconte. Il s’appelle Hans Wolfharrt et il est né en 1546 en Bavière. Nous allons suivre l’aventureuse destinée qui l’a amené 100 ans plus tard en Amérique du Sud.
La moins qu’on puisse dire, et ce sera le plus gros défaut de la BD, c’est que la mise en place est très sage et classique. Serge Perrotin assoit sa fiction d’aventures dans une continuité historique, au risque d’être parfois un peu trop didactique.

La fluidité du récit est en revanche parfaite : on lit l’album avec intérêt et avec une facilité absolue. Tout s’enchaîne avec aisance. Les aventures tumultueuses du jeune Hans captivent le lecteur. Les pauses entre deux épisodes clés, souvent signifiés par un retour au « présent » et des commentaires de De Hoock et son lieutenant, permettent d’avancer au chapitre suivant de la vie du futur Inca.

Une réussite graphique
Les dessins sont également très classiques. Avec sobriété et élégance Alberto Foche livre un travail remarquable. Corps, visages, mouvements, tout est parfait et participe à la lisibilité extrême de l’album. Le jeu des couleurs, signé Simon Champelovier, est lumineux, profond et franc.

Les amateurs d’aventures historiques seront comblés par cette épopée prévue pour durer trois tomes. Le destin étonnant de cet Inca blanc déjà bien évoqué dans ce tome 1 nous sera conté, avec brio, dans les tomes suivants.






