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jeudi 10 septembre 2015

Alienor Mandragore Tome 1 : Merlin est mort, vive Merlin ! de Séverine Gauthier et Thomas Labourot

Rue de Sèvres
Série: Alienor Mandragore
Titre: Tome 1 - Merlin est mort, vive Merlin !
Dessin: Thomas Labourot
Scénario : Séverine Gauthier
Éditeur: Rue de Sèvres
Année: 2015
Nombres de pages: 64

Résumé :

Alienor, fille de Merlin, vit seule avec lui. Celui-ci tente de lui enseigner l’art divin druidique…
Au cours d’une leçon de botanique, elle découvre son pouvoir. Celui de trouver les mandragores, ces terribles et mythiques plantes pouvant être mortelles pour quiconque entends leurs cris si puissants lorsqu’elles sont déterrées.
Bien évidemment, lors d’un concours de circonstance, Alienor déterre la Mandragore devant son père qui tombe ainsi raide mort…
Merlin, sous forme de spectre, et notre héroïne vont donc maintenant tout faire pour le « ressusciter ».

Ainsi commence cette aventure loufoque et rocambolesque de la jeune Alienor Mandragore.

Alors, Merlin va-t-il ressusciter ?

Mon avis :

Thomas Labourot, bien connu pour son dessin humoristique (notamment avec « les geeks »), nous livre une pépite d’humour, mélangée avec toute la poésie et la magie que la scénariste Séverine Gauthier peut nous apporter. Ces 2 la n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Ils ont déjà signé ensemble de nombreuses séries et BD : « Noodles ! », « Washita », « Garance », « Team Galaxy », « Mon arbre » etc..  Mais Aliénor Mandragore est la première à sortir aux éditions Rue de Sèvres.
Encore un bijou !

La couverture :

A dominante vert pomme, celle-ci est bien mise en scène, belle et agréable à regarder. Elle ne révèle pas grand-chose sur le contenu de l’album si ce n’est le dessin au style amusant, et les couleurs chaudes et romanesques. Le titre de la série est bien mis en évidence, au détriment du titre de l’album, qui ne se remarque presque pas du tout… La calligraphie est bien choisie, ronde et fantaisiste à la fois.
Cette couverture est donc révélatrice du public visé : jeunes et adolescents, mais aussi tous les grands souhaitant rester encore des enfants quelques instants…. Bref une bd pour toute la famille.

Le dessin, le style, la mise en scène, les couleurs :

Le dessin de Thomas Labourot est magnifique, tout en rondeur, enchanteur, dynamique, et communicatif d’une belle et joyeuse féerie malgré le thème de la mort.
Le style est léger et familier, accessible aux jeunes et aux grands avec le même plaisir de lecture, et surtout rempli d’humour.
Les personnages sont tous pétillants et géniaux, limite vivants, attachants, et aux expressions et caractères bien trempés.

La mise en scène est fabuleuse, terriblement bien orchestrée, avec une myriade de détails tous plus oniriques les uns des autres dans les arrière plans ou les costumes. Parfois aussi, les bulles font superbement abstraction de détail pour se focaliser sur l’action et le moment présent, comme si tout le reste était suspendu.
Cela est donc admirablement bien effectué.

Les couleurs vives et gaies, et les jeux de lumière, apportent une sorte d’aura et une chaleur supplémentaire. Ils subliment ainsi l’ambiance magique déjà créée par le dessin.

Notre œil se régale en observant ainsi ce merveilleux dessin.
 
Rue de Sèvres
Planche 11
Le scénario, le découpage :

Nos deux auteurs revisitent le monde des légendes des chevaliers de la table ronde et de la forêt de Brocéliande avec humour et fantaisie. On y retrouve ainsi nombre de personnages avec en premier lieu Merlin, mais aussi la fée Morgane, la Dame du lac, Lancelot, etc…
Séverine Gauthier nous a construit un petit bijou de scénario très original et percutant, avec des dialogues passionnants, fins et inattendus. (La leçon de Merlin en début d’ouvrage est une merveille de monologue !!)

L’histoire réserve plein de surprises et rebondissements, et le thème abordé (thème de la mort), bien que véritablement obscur et effrayant, est intégralement tourné en dérision et finement exposé, permettant ainsi la lecture et l’introduction aux plus jeunes. (Ceci a aussi l’effet de pouvoir amener un autre personnage clé à l’histoire : l’Ankou…)

La scénariste approfondi aussi de pistes telles, par exemple, une histoire d’amour entre Merlin et Viviane la dame du lac, ou bien l’éducation de Lancelot, ou la fratrie des fées…

Le découpage est bien réalisé, très cohérent. Alternant vue d’ensemble et gros plans, grosses et petites vignettes, longues ou épaisses, variant l'ordonnancement de celles-ci, tantôt bien rangées, et par moment semblant désordonnées. 


Bref, ce bijou fantaisiste est bien évidemment mon coup de cœur de l’été (bien qu’il arrive en septembre…). Il est soigné, beau, riche en humour et en poésie.
Une merveille de lecture à offrir sans hésitation aux jeunes adolescents… mais aussi aux moins jeunes…
Ce livre est un véritable soleil pour les jours moroses.

Rue de sèvres, et ses auteurs, n’ont apparemment pas fini de nous surprendre !


Ciao,
Yann


Les auteurs :

Rue de Sèvres
Photo et copyright : Nicolas Dumoulin www.colason.com

Né à Reims en 1977, Thomas Labourot dessine partout et tout le temps. Il passe pourtant un bac ES et suit des cours de théâtre, avant de laisser libre cours à sa passion en intégrant les Beaux-Arts. C'est alors qu'il décide de se lancer dans l'illustration et se fait rapidement remarquer par les éditions Delcourt, qui le choisissent pour reprendre la série Troll. Il collabore ensuite avec Séverine Gauthier sur plusieurs ouvrages. Il vit toujours à Reims et est membre de l'atelier 510 TTC.








Rue de Sèvres
Photo et copyright : Laurent Galandon
Comme son complice Thomas Labourot, Séverine Gauthier est née à Reims en 1977 et fait partie de l'atelier 510 TTC. Elle a commencé à lire des BD bien avant d'en dessiner, pour finalement se consacrer à l'écriture, qu'elle conjugue avec son métier de professeur d'anglais et sa passion pour les voyages. Inspirés par des écrivains tels que Roald Dahl, ses projets sont souvent teintés de fantaisie et d'humour. Elle vit toujours à Reims.

2 commentaires:

nicolas Dumoulin a dit…

Bonjour, vous venez d'utiliser une de mes photos pour illustrer un reportage sur Thomas Labourot, je ne suis pas contre le fait de l'exploiter, mais j'aimerai que l'on me demande avant, cette photo a une propriété intellectuelle. Je ne vais vous prendre votre article pour le publier ailleurs, vous comprendrez bien que cela puisse vous gêner. Alors maintenant que la photo est en place, soyez assez aimable de mettre un copyright. en tant normal il y a une tarification pour ce genre d'utilisation. Merci de faire le nécessaire et merci de votre compréhension. ps : mon ton peut être un peu autoritaire, mais je ne le suis pas, je défend juste mes droits d'auteur. copyright : Nicolas Dumoulin www.colason.com

Yanndallex a dit…

Bonjour Nicolas,

Merci de nous avoir averti.
Je reconnais que la faute est mienne.
Mon ignorance dans ce domaine m'a conduit à utiliser impunément la photo de l’éditeur sans voir qu'il existait un copyright.
Voilà ma regrettable erreur réparée (je l'espère).
Votre ton n'a pas été du tout autoritaire, et vous êtes évidemment dans votre bon droit.
Je vous prie donc de m'excuser pour cet incident. J'en prends leçon et m'en vais vérifier mes autres articles.

Bien à vous,
Yann

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