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La baleine blanche des mers mortes

Le dérèglement climatique est quelque chose dont nous sommes conscients depuis des années. La pollution des océans, la surconsommation et la surpêche sont des pratiques encore trop courantes. 
Et si tout cela menait à la disparition de la vie sous-marine?
Et si tout cela menait à la disparition des eaux de la Terre ?

Couverture de la BD La baleine blanche des mers mortes

Titre: La baleine blanche des mers mortes
Auteurs: Aurélie Wellenstein (scénario) et Olivier G Boiscommun (dessin et couleur)
Éditeur: Drakoo
Année: 2021
Nombre de pages: 64 pages

La vengeance dans la peau.

Voilà bien des années que l’Homme a laissé les océans s’assécher. La Terre est devenue aride et Paris ne fait pas exception. Ses monuments les plus mythiques sont en piteux état, abandonnés, et la Seine n’est plus qu’un lointain souvenir.

Mais la Mer n’a pas oublié. Telle une vague fantôme, elle submerge aléatoirement et pour un temps indéfini, cette terre desséchée. C’est à ce moment que les spectre des animaux marins se déchaînent et se vengent en aspirant les âmes des Hommes qui osent s’aventurer à l’extérieur à ce moment-là.

Pourtant Bengale et Chrysaora sont parvenus à survivre malgré les vagues. Le premier semble faire peur aux poissons fantômes. Quant à la jeune femme, elle se prend pour une méduse, et parvient à se faire passer pour l’une d’elles, se cachant dans leur banc au moment des vagues fantômes.

Les deux personnages ne tardent pas à faire connaissance et à croiser la route d’un groupe de chasseurs de fantômes accompagnés par une exorciste. 
Ils seront menés à l’Opéra Garnier où se trouve un groupe de survivants. Grâce à la musique ils arrivent à éloigner les animaux vengeurs et notamment cette grande baleine blanche, gardienne de ces lieux.
Leur chef a également un autre but. Il souhaite récupérer l’âme de son fils, en partie engloutie par le cétacé.

La baleine blanche des mers mortes: la vengeance des animaux marins disparus

Scénario apocalyptique d’un monde marin vengeur

Avec la BD La baleine blanche des mers mortes, Aurélie Wellenstein nous propose un préquel à son roman “Mers mortes”.
Elle nous plonge dans un monde post-apocalyptique et dystopique. Un monde où l’Homme a détruit la nature. Un monde où les animaux marins ont été chassés, exterminés et tués par la pollution. Un monde où la mer s’est asséchée.
Dans ce monde désertique, le fantôme des océans revient et les spectre des animaux marins se nourrissent des âmes humaines qu’ils aspirent. La nature se venge !

Les deux héros mis en scène ne se connaissent pas au début. Ils se rencontrent et sentent qu’ils sont différents.
D’un autre côté, les autres humains que l’on rencontre ne semblent pas avoir retenu la leçon et continuent de tuer et détruire.
Bengale et Chrysaora sont deux personnages au passé trouble et torturé que l’on découvrira au fil des pages.
Et n’oublions pas la baleine blanche qui tire la couverture. L’animal énorme et majestueux est à la fois paisible et semeur de mort. Elle aussi a un passé triste que nous découvrirons et qui l'a mené à ce cycle de vengeance. 

Le scénario de La baleine blanche des mers mortes est très bien mené pour cette histoire complète
L’autrice nous propose un univers fantastique que l’on sent riche et des personnages qu’on a envie de suivre plus loin dans l’aventure. Le message écologique est aussi assez fort.

On aurait pu sauver ce monde. Mais non. On était trop paresseux, trop égoïstes.

Un monde coloré pour la baleine blanche des mers mortes

Olivier G Boiscommun met en image cette ode à la nature marine bafouée. Son dessin est réaliste et illustre la torture et la détresse des poissons et mammifères marins fantômes.
Avec le personnage de Bengale, il se permet aussi un clin d'œil au Punisher de Marvel. Le héros porte un manteau noir avec une dessin de méduse ressemblant étrangement à la tête de mort du vengeur du comics. Une allusion qui correspond totalement au thème de la BD.

Avec un thème aussi sombre et macabre, on pourrait s’attendre à une ambiance grisâtre et glauque. Pourtant c’est tout l’inverse, le dessinateur a créé une BD aux illustrations oniriques et colorées. Les couleurs à l’aquarelle sont chatoyantes pour nous dépeindre cette Terre aride. Puis lorsque la marée fantôme arrive, c’est un bleu couleur d’océan qui recouvre les planches.

Notons aussi le travail réalisé sur les décors d’un Paris abandonné et détruit et cet opéra Garnier, refuge des derniers survivants.

L’auteur illustre aussi un bestiaire d'animaux marins assez complet avec l’imposante gardienne, l’héroïne qui nous fait de l'œil sur la couverture: la baleine blanche des mers mortes.

La baleine blanche des mers mortes: des illustrations magnifiques

Mon avis sur la BD de la baleine blanche des mers mortes

Au départ, j'ai craqué sur cette couverture. Et en lisant le titre j’ai pensé à la baleine blanche de Moby Dick. Sans même savoir de quoi parlait ce titre, j’étais impatient de le lire.
L’introduction des premières pages m’a ensuite happé dans l’histoire. J’avais envie de découvrir ce monde où la mer avait été asséchée par l’Homme et sa bêtise.
Ensuite j’ai aussi apprécié les deux personnages principaux, leur côté mystérieux et leur charisme.
Et bien sûr, j’ai trouvé le dessin et la couleur d’Olivier Boiscommun magnifiques. 
D'ailleurs, je n'ai remarqué le reflet dans l'oeil de la baleine sur la couverture qu'après avoir terminé la BD. 
La BD se lit très facilement et tel un poisson fantôme, je l’ai dévorée.

A noter que ce titre est un album complet. Pourtant la fin reste ouverte et on a envie d’en savoir plus. C’est un préquel aux romans et c’est une belle porte d’entrée vers cette lecture.

La baleine blanche des mers mortes est une BD qui m’a vraiment plu. C’est un coup de cœur du mois d'octobre pour moi.

Juju

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