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Le tatoueur une BD thriller

Saviez-vous que de nos jours plus de la moitié des personnes sont tatouées, ce qui était loin d’être le cas il y a quelques années.
Couverture de la BD Le tatoueur des éditions Grand Angle


Titre: Le tatoueur
Auteurs: Matz (scénario) et Attila Futaki (dessin et couleur)
Éditeur: Grand Angle
Année: 2021
Nombre de pages: 48

Le tatoueur prend le taxi.

Voilà quatre ans que Zoli a fui Budapest et un an qu’il vit à Paris.
Il est tatoueur. Et heureusement pour lui sa réputation lui a permis de travailler un peu partout dans le monde lorsque les problèmes ont pointé leur nez en Hongrie et qu’il a dû quitter le pays.

Un soir, alors qu’il prend un taxi, le chauffeur intrigue Zoli. Il se nomme Laszlo et est lui aussi d’origine hongroise. Il assure au tatoueur qu’il existe une sorte de société secrète constituée de chauffeurs de taxi. Ils savent beaucoup de choses sur qui voit qui, qui fait quoi, qui va où…

Cette étrange rencontre est-elle une coïncidence?
Le tatoueur s’apercevra vite que non et se retrouve embarqué dans une conspiration bien malgré lui.
Le tatoueur prend le taxi: le point de départ

Tatoueur un métier d’avenir, Taxi un métier de pouvoir

Tant qu’il y aura de la peau nue, il y aura des tatoueurs. Un métier qui inspire les deux auteurs de ce polar.
Le métier du personnage principal n’est finalement pas si important dans cette BD.
Les vrais héros de la bande dessinée sont les taximen.

Matz, le scénariste raconte que ce scénario lui a été inspiré par un vrai chauffeur croisé un jour. Celui-ci lui avait raconté que les taximen parisiens étaient au courant de beaucoup de petits secrets de leurs clients. Ils sont au cœur de la vie parisienne et font des courses pour des personnes célèbres.

La BD se base donc sur ce point de départ: les chauffeurs de taxi connaissent beaucoup de choses sur les habitudes de leurs clients. Et comme nous le savons: “le savoir c’est le pouvoir”.
Alors ils se sont organisés et ont formé un groupe secret. Et dans cette histoire, les chauffeurs prévoient un gros coup.

Le héros tatoueur nommé Zoli, sera pris dans le complot à cause d’un client qu’il tatoue.
C’est Laszlo qui l’approchera lors d’une course et rentrera en contact avec lui. 
De là, Zoli n’aura pas vraiment d’autre choix que de coopérer.
Le tatoueur, dans une ambiance nocturne parisienne

Dessin sombre de la vie nocturne parisienne.

Pour le dessin, c’est Attila Futaki qui se colle aux crayons. Le dessinateur est d’origine hongroise, comme le héros de la BD.
Graphiquement le style est plutôt épuré avec un encrage épais.
C’est la couleur qui donne toute l’ambiance du titre. La palette est très limitée avec des teintes froides et plutôt sombres car toute l’action se déroule la nuit à chaque fois. Pour colorer les planches, l’illustrateur utilise des aplats de couleurs. Il laisse les ombres à l’encrage, avec des limites tirées à la règle, ce qui donne un côté très carré/rigoureux aux illustrations.
Graphiquement, la couleur apporte une impression un peu oppressante à ce polar. Il y a un côté sombre et cette ambiance favorise le suspens.

La couverture du tatoueur.

C’est l’élément qui m’a attiré dans cette BD au départ. Elle m’a fait penser à une illustration de la BD Tyler Cross. D’ailleurs la couverture du tome 1 de ce titre utilisait aussi ce procédé bi-colore rouge et noir.
Je trouve la couverture du tatoueur vraiment belle. Au milieu nous y découvrons un personnage tenant non pas une arme, mais un pistolet de tatoueur à la main. Cela lui donne un air inquiétant et dangereux (alors qu’en apprenant à connaître le personnage nous verrons que pas du tout).
De chaque côté du héros, avec un vernis sélectif noir brillant, nous découvrons un dessin de tatouage. Nous le retrouverons ensuite en couleur dans les pages de la BD.
Le tatoueur et son client

Mon avis sur la BD Le Tatoueur.

Comme dit juste au dessus, c’est avant tout la couverture qui m’a attiré.
De plus en tant qu’amateur de dessin et d'illustration j’aime aussi voir le travail des tatoueurs. J’avais découvert ça grâce à une émission télé il y a quelques années qui suivait des tatoueurs américains (Ami James, Chris Garver, Kate Von D…). 
Donc avec un titre pareil, cette BD de Matz et Futaki m’a donné envie, sans même savoir de quoi elle parlait.

Finalement le tatouage n’est que secondaire dans l’histoire et sert à justifier la liberté du héros d’exercer son métier où bon lui semble.
J’ai bien aimé l’idée que les chauffeurs de taxis puissent créer une société secrète grâce à tous les secrets qu’ils connaissent.
J’ai aussi apprécié l’ambiance polar / thriller du scénario et qui prend plus de valeur avec la mise en couleur de la bande dessinée.
J’ai regretté le petit format de cette histoire complète (48 pages). Le scénario est maîtrisé donc l’expérience de lecture est très bonne. Mais on arrive assez vite à la dernière page.

Le tatoueur est une bonne histoire complète à découvrir. Un thriller pesant où le pauvre tatoueur hongrois est pris malgré lui dans un complot monté par la multinationale des taxis…

Juju Gribouille


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