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Ruines, une BD pour adulte de Riverstone

Si le monde était au bord de l’extinction, si vous deviez mourir demain, que feriez vous de vos dernières heures? Evy et Wally ont choisi eux: faire l'amour!

Ruines, une BD pour adulte de Riverstone aux éditions Tabou BD

Titre: Ruines
Auteur: Riverstone
Éditeur: Tabou
Année: 2020
Nombre de pages: 64
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Evy au milieu des ruines.

Evy est seule, nue, au milieu de ruines. L’air est lourd et poussiéreux ce qui l’empêche de respirer correctement. Elle ne sait pas ce qui a bien pu se passer, mais elle est au beau milieu d’une ville ravagée et semble être la seule survivante alentours.
Jusqu’au moment où elle aperçoit un parachutiste au loin. Vite, il faut aller à sa rencontre!

Evy brave alors les dangers des bâtiments en ruines prêts à s’écrouler, et, nue comme un ver, elle parvient à retrouver l’homme qui vient d’atterrir.
Très vite, il se retrouve lui même en tenue d’Adam et avant même de faire connaissance, un désir immédiat s’empare d’eux. 
Adam, ferme et vigoureux s’empresse alors de prendre Evy, à même un rocher de pierre écrasé dans le sol.

L’acte terminé, les deux reprennent un peu leurs esprits. Il est temps de se mettre à l’abri et de survivre dans ce monde post-apocalyptique.
Evy au milieu des ruines aperçoit un parachutiste

Scénario catastrophe et pornographique.

Dans ce scénario, Riverstone décrit son Adam et Eve. D’ailleurs le prénom d’Evy est assez évocateur. 
Les deux personnages sont apparemment les seuls survivants, dans un monde détruit, sans trop savoir pourquoi, ni ce qui s’est réellement passé pour en arriver là. Ils tenteront de survivre et envisageront de repeupler la planète.
Le titre original de cette BD sortie initialement en 2005 était “Evy en ruines”. On le retrouve d’ailleurs sur la première case de la BD.

“Ruines” est clairement une BD pornographique. 
Wally a toujours le sexe en érection et profite de la moindre occasion pour faire l’amour à Evy qui malgré quelques rares contestations, semble apprécier cela. D’ailleurs dès leur rencontre les deux couchent ensemble alors qu’ils ont à peine échangé trois mots.

Lorsqu’ils croisent une femme à l’agonie (nue elle aussi), mais encore vivante, Wally pense qu’en lui faisant l’amour cela l’aidera. Pourtant cette Amilie en redemande, alors qu’elle se sait condamnée, elle se soumet et s’abandonne à ce dernier plaisir charnel.

Les dialogues de ce titre sont assez nombreux et très particuliers, à la fois crus et imagés, presque poétiques même parfois (en quelques sortes).

La rencontre entre Evy et Wally au milieu des ruines

Des personnages nus.

Dans cette BD tous les personnages sont nus.
Evy l’héroïne est une jeune et jolie rousse. Comme à son habitude Riverstone dessine une femme longiligne et callipyge avec une poitrine généreuse et une petite tête.
Sur la couverture, on devine une fille jeune et faussement innocente… en tout cas, dans cette histoire elle ne l’est clairement pas.

Les premières planches sont l’occasion pour le dessinateur de représenter Evy dans des positions très suggestives. Nous la voyons souvent de dos et à genoux, laissant ainsi son sexe exposé.

Le personnage de Wally est un parachutiste. Lorsqu’il arrive, la première chose que l’auteur fait est de le déshabiller. Il se retrouve alors lui aussi nu et directement avec le sexe en érection. Dans toute la suite de l’histoire, il restera dur et vigoureux.
Et surtout Wally ne pense qu’à une chose, prendre Evy, tout le temps, et partout.

La BD est donc une succession de scènes pornographiques, dans des conditions de survie post apocalyptiques… afin de repeupler la planète.
Evy et Wally, nus en toute circonstance et en image de synthèse

Les ruines d'un dessin numérique.

Cette BD est découpée en trois ambiances.
Dans la première partie, les personnages sont à l’air libre. La catastrophe est apparemment récente et le ciel est encombré de nuages de poussières gris. Ces planches sont surtout axée sur Evy qui tente d’atteindre le parachutiste qu’elle vient d’apercevoir.
Dans les premières cases, le dessin est un peu disproportionné: petite tête, jambes immenses. Evy qui escalade les débris est mise dans des positions très suggestives.
Le dessin et la couleur sont assez clairs et lumineux, centrés sur Evy et son entourage proche.

Dans la deuxième partie Evy et Wally se retrouvent dans l’obscurité la plus totale, éclairés par la seule lumière d’une lampe torche.
Ces cases d’un noir profond jouent avec les ombres et lumières dans un espace restreint, sous les décombres.

Finalement, un mois après le début de leur aventure, Evy et Wally sortent à l’air libre. Le ciel est bleu et dégagé, l’air est devenu respirable. A ce moment là l’auteur nous propose des plans larges avec une vue sur ce monde dévastés. Ces plans larges permettent de ressentir les personnages qui à nouveau peuvent respirer et se retrouver libres.

Des images de synthèse et des jeux de lumière

Mon avis sur la BD pornographique Ruines.

Il est de ces auteurs dont on reconnaît de suite la patte.
Il est de ces auteurs de titres érotiques dont on reconnaît de suite les personnages.
Tout comme Manara ou Serpieri, Riverstone fait partie de ces auteurs que l’on identifie au premier coup d’oeil.

Cette BD, réalisée en 2005 est pour Riverstone l’occasion de s’essayer au numérique, troquant ainsi ses crayons et ses pinceaux pour une tablette.

La première partie de l’histoire est plutôt maîtrisée, on peut même se mettre à douter de la technique utilisée. Ce sont surtout les gros plans et les textures utilisées avec parcimonie qui donnent cette impression, bien que dans les premières planches on a une impression d’inachevé. Certaines cases sont encore à l’état presque de croquis.

Ensuite la deuxième partie fait bien ressortir le noir total dans lequel se retrouvent les personnages. Par contre, les illustrations donnent une impression de 3D mal maîtrisée, les couleurs sont parfois sales, comme pixellisées. On se croirait dans une scène cinématique de jeu vidéo du début des années 2000, avec du lag. C’était peut être excellent à l’époque, mais ça a mal vieilli par rapport aux graphismes que l’on connaît aujourd’hui.

Et pour terminer, dans la troisième partie, les décors piquent les yeux. Une fois de plus la ville en ruines ressemble à un ensemble de textures floues, sortes d’images de synthèses. 

Au départ l'image de la couverture m’a attirée. En y regardant de plus près, la qualité de cette illustration est plutôt basse. Puis en ouvrant la BD, sur le deuxième de couverture on tombe sur une image floue et pixellisée elle aussi, comme un montage photo un peu raté. On comprendra plus tard qu’il s’agit d’une des cases de la BD qui a été agrandie pour servir d’illustration.

Côté scénario, l’histoire se tient avec son côté Adam et Eve qui doivent repeupler la planète. Mais c’est simplement là pour justifier d’un enchaînement de scènes porno ou le personnage masculin n’a que faire des femmes et veut simplement leur faire l’amour, quitte à coucher avec une demoiselle à moitié morte. D’un autre côté il ne doit pas avoir beaucoup de sang qui arrive au cerveau pour réfléchir, étant donné qu’il semble pris de priapisme. Et en plus il ne fait que parler, ce qui donne quelques longueurs à la lecture, d’autant qu’il ne parle que d’une seule chose, des formes généreuses et attirantes d’Evy et de son envie de lui faire l’amour, encore et toujours.

Vous l’aurez probablement compris, même si j’apprécie le talent de Riverstone, je le préfère aux crayons et aux pinceaux plutôt qu’à la tablette. 
Passé la couverture, Ruines est donc un titre qui ne m’a pas séduit et qui m’a même parfois donné envie d’arrêter la lecture en cours de route (ce qui est extrêmement rare) tant les graphismes étaient sales.


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