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Les Tuniques Bleues T1: Un Chariot dans l'Ouest

Tuniques bleues
Titre: Les Tuniques Bleues T1: Un Chariot dans l'Ouest
Editeur : Dupuis
Auteurs : Louis Salvérius et Raoul Cauvin
Année : 1972


Résumé :
Le sergent Cornélius Chesterfield est un soldat de l'armée du nord, une « Tunique Bleue », comme disent les Indiens. A la tête de son petit groupe, composé de Blutch, Tripps et Bryan, Chesterfield se retrouve chargé d'une mission sulfureusement dangereuse : 
escorter un chariot d'armes et de munitions à travers les terres indiennes, tout ça pour ravitailler un fort assiégé ! Mais que ne ferait pas Cornélius pour trouver grâce aux yeux de Miss Appletown, la magnifique fille de son colonel...


Mon avis: 
Les Tuniques Bleues est une série mélangeant allègrement action et humour. Ce premier tome pose rapidement la formule qui fera la richesse de la série : Danger, stress et franche rigolade. Il faut reconnaître que le rythme ne tarit pas. Dès que l'aventure s'arrête, c'est le rire qui entre en scène. Si l'histoire suit un déroulement classique, elle ne manque pas de quelques retournements opportuns qui surprennent toujours.

Les rapports entre Chesterfield et ses hommes, sa hiérarchie et Miss Appletown font tout le sel de cet album. Ce personnage un peu balourd, prétentieux mais courageux et attachant séduit rapidement. Pour éviter de tomber dans le classique, les situations standards sont détournées avec un plaisir évident par Cauvin. Et le rire surgit toujours où on ne l'attend pas. D'ailleurs, il n'y a pas une page de cet album qui ne comporte pas de gags et la mécanique, sans aucun doute dure à tenir, fonctionne.
Ce n'est que plus tard que Bryan et Tripps s'effaceront pour laisser place au duo tant connu, Chesterfield et Blutch.
Les personnages secondaires se trouvent déjà bien plantés, citons le colonel et sa fille, mais n'oublions pas les Indiens, tels Oeil-de-Cyclope et ses troupes, qui se révèlent aussi comiques que dangereux.

Les dessins, avec Louis Salvérius aux commandes, posent tout de suite une ambiance western mais aussi un trait cartoon, caricatural qui contribue à créer l'humour.
Je lis sur le visage de chaque personnage ses émotions avec plaisir et les scènes d'action ne sont jamais confuses.
Le trait est dynamique et précis, vivant et drôle.
Les couleurs sont claires et faites de telles manières que les personnages se détachent toujours.
Le cadrage est classique. Les cases les plus grandes font une demi-page. Dans tous les cas, le choix du cadre sert l'action.
Les angles de vues sont menés aussi dans cette optique, bien que parfois, je ne comprenne pas les choix de certains dessins. Je pense entre autre à ce moment où nos personnages sont dessinés en contre-plongée, la seule fois de l'album où ce procédé est employé de manière aussi forcée. Je ne saisis toujours pas l'intérêt de l'emploi de cet effet à cet endroit.
A quelques exceptions près, les choix de mise en scène renforcent toujours l'histoire. A mes yeux, cela s'illustre au mieux dans les scènes de combat épiques opposant Chesterfield et ses hommes aux indiens.

Notons que Louis Salvérius nous a quitté en 1972, l'année où les premières aventures des Tuniques Bleues, issues des pages de Spirou, ont été éditées en albums.
Pour la quatrième histoire des Tuniques, c'est Lambil qui a repris le flambeau de Salvérius, donnant à la série la continuité qu'on lui connaît.
Aujourd'hui, Raoul Cauvin, le scénariste attitré des Tuniques Bleues depuis ses débuts, âgé de 74 ans, prend une retraite bien méritée. Cela soulève une question : Chestefield et Blutch continueront-ils leurs folles cavalcades ou eux aussi, après 35 ans de bons et loyaux services, retourneront-ils à la vie civile profiter paisiblement du temps qui leur reste ?

Quoiqu'il advienne, je vous recommande fortement de remonter aux sources et de découvrir les premières aventures de ces Tuniques Bleues, plus fous que les Romains, sans doute une des premières et rares séries westerns 50% action et 50% humour (non, je n'oublie pas Chick Bill, Oumpah-Pah ou encore Yakari).


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